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Service civique en association et poste Fonjep : renforcer une équipe vélo

Le service civique est un engagement volontaire indemnisé par l’État, qui complète une équipe sans remplacer un salarié. Le poste Fonjep est autre chose : une aide de l’État à l’emploi d’un salarié qualifié dans une association. Cette page explique ce que coûte chaque piste, quel agrément il faut, quelles obligations suivent et à qui s’adresser.

Le service civique en bref

Votre action vélo a besoin de bras en plus : volontaire ou salarié ? Le service civique répond à une moitié de la question. C’est une mission d’intérêt général faite par un jeune auprès d’une structure qui détient l’agrément du service civique. Elle renforce l’équipe. Elle ne tient pas lieu d’emploi.

Une mission qui complète, ne remplace pas

La loi est claire : une mission de service civique complète le travail des salariés et des agents publics. Elle ne remplace ni un emploi ni un stage. Pour une action vélo, cela veut dire qu’un volontaire peut aider, mais qu’il ne devient ni l’animateur ni le responsable de la sécurité du groupe.

Aucun diplôme n’est demandé au volontaire. Le recrutement se fait sur la motivation, pas sur le parcours scolaire.

Qui peut s’engager, et pour combien de temps

Le service civique dure de six à douze mois, sans interruption. Il est ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans, et jusqu’à 30 ans pour les personnes reconnues handicapées. L’Agence du service civique indemnise le volontaire.

La mission occupe au moins 24 heures par semaine, sauf dérogation. Le code du service national fixe aussi un plafond : 48 heures sur six jours, ou 35 heures sur cinq jours pour les 16-18 ans. Côté nationalité, les Français, les ressortissants de l’Union européenne et les personnes d’autres nationalités avec un titre de séjour valide peuvent candidater.

Où se range une mission vélo

Une mission se rattache à l’un des 10 domaines d’action du dispositif. Une mission vélo pourrait relever du sport, de l’environnement ou de l’éducation pour tous, selon son contenu. La solidarité est un autre domaine possible, si la mission vise surtout le lien avec les habitants.

Ce que coûte un volontaire à la structure

Le barème est fixé par l’Agence du service civique. Les montants ci-dessous sont ceux du barème en vigueur au 1er janvier 2026. Ils peuvent changer : relisez le barème avant de bâtir un budget.

L’indemnité du volontaire

  • L’État verse 504,98 € nets par mois.
  • La structure d’accueil ajoute 114,85 € par mois.
  • Le volontaire touche donc 619,83 € nets par mois.

Une majoration de 114,95 € nets par mois peut s’y ajouter, selon la situation du volontaire. C’est l’État qui la verse : elle ne coûte rien à la structure.

Les aides versées à la structure

Un organisme sans but lucratif agréé reçoit 100 € par mois au titre du tutorat. Cette aide ne vaut que pour ces organismes. Elle est prévue par le code du service national.

La formation civique et citoyenne donne droit à deux aides, écrites ici séparément. Il y a 100 € par volontaire pour le volet théorique, versés après le deuxième mois de mission. Il y a aussi jusqu’à 60 € pour la formation Premiers secours citoyen, sur justificatif. Les détails sont sur la page de l’Agence consacrée à la formation civique.

Le vrai coût, au fond, c’est le temps du tuteur. Il se compte en heures d’équipe, pas en euros, et la section suivante en donne le détail.

Ce que la structure doit faire

Une structure qui détient l’agrément désigne un tuteur formé. Elle prépare l’arrivée du volontaire et l’accompagne tout au long de sa mission. Elle lui assure une formation civique et citoyenne, dont au moins la moitié dans les trois premiers mois. Elle l’aide aussi à réfléchir à son projet d’avenir. Ces obligations viennent de l’article L120-14 du code du service national.

Une fois agréée, la structure publie ses offres de mission sur le site de l’Agence. Elle enregistre chaque contrat dans l’application Elisa, et c’est cet enregistrement qui déclenche l’indemnisation.

Le tutorat est donc un temps réel à prévoir dans l’équipe : des rendez-vous réguliers, un point sur les missions, une écoute. Une équipe déjà à bout de souffle gagnera peu à accueillir un volontaire sans libérer ce temps.

Accueillir un volontaire : agrément ou intermédiation

Trois voies existent.

L’agrément en propre

L’agrément est accordé pour trois ans au plus, et il se renouvelle. Selon l’article R121-33, l’organisme doit réunir plusieurs conditions :

  • avoir au moins un an d’existence, sauf dérogation de l’Agence ;
  • proposer des missions d’intérêt général prioritaires ;
  • pouvoir accompagner le volontaire ;
  • présenter un budget en équilibre sur les trois derniers exercices clos, sauf dérogation ;
  • signer le contrat d’engagement républicain, c’est-à-dire s’engager à respecter les principes de la République et à ne pas les contester.

Peuvent être agréés les associations et autres organismes sans but lucratif, les collectivités et autres personnes morales de droit public, et les organismes HLM. Une association cultuelle ou politique, une congrégation, une fondation d’entreprise ou un comité d’entreprise ne le peuvent pas.

La demande se fait en ligne sur le site de l’Agence. Pour une activité locale, c’est le préfet de département qui accorde l’agrément. Pour une échelle plus large, ce sont le préfet de région ou le président de l’Agence. Le détail est sur la fiche de Service-Public.fr.

L’agrément d’un réseau

Une fédération ou une union d’associations peut obtenir un agrément collectif. Cet agrément vaut pour les associations membres. La FUB indique que ses associations adhérentes peuvent demander à en bénéficier : c’est une information générale pour les associations vélo, à confirmer auprès de leur réseau.

L’intermédiation, pour une petite structure

Une structure sans agrément peut tout de même accueillir un volontaire. Un organisme agréé et autorisé le met alors à sa disposition, sans but lucratif. Les trois parties signent une convention : le volontaire, l’organisme porteur de l’agrément et la structure d’accueil. On dit qu’elle est tripartite. Ce cadre est défini par l’article L120-32.

Selon l’Agence, cette voie convient aux structures de taille modeste, à l’activité uniquement locale, ou qui veulent un accueil ponctuel. Un centre social, une amicale ou une petite association peuvent s’y retrouver. Le projet d’accueil se construit avec l’organisme agréé.

L’Agence publie la liste des organismes autorisés. On y trouve des réseaux nationaux comme l’Ufcv, la Ligue de l’enseignement, l’Union nationale des missions locales ou le CNOSF. Ils figurent là à titre d’exemple. Aucun n’est recommandé ici.

Le service civique en 2026 : les signatures ont repris

Aucune loi de finances n’avait été promulguée avant le 31 décembre 2025. Du 1er janvier au 20 février 2026, aucun nouveau contrat de service civique n’a donc pu être signé. Les entrées en mission ont repris le 21 février 2026, et le dispositif est ouvert. L’Agence en rend compte sur son site. Selon elle, le budget 2026 devrait permettre d’accueillir jusqu’à 135 000 volontaires.

Le poste Fonjep : une aide à l’emploi d’un salarié qualifié

Fonjep veut dire Fonds de coopération de la jeunesse et de l’éducation populaire. Le principe : l’État aide une association à payer un salarié, quand cet emploi sert un projet de jeunesse, d’éducation populaire ou de quartier.

Le principe et le montant

Un poste Fonjep est une subvention de l’État, versée par l’intermédiaire du Fonjep. Elle finance en partie l’emploi d’un salarié permanent et qualifié dans une association. L’État décide d’attribuer le poste, le Fonjep verse l’argent. L’instruction publiée au Bulletin officiel fixe ce cadre.

Seules les associations peuvent en bénéficier. Une collectivité ou un bailleur ne le peut pas directement. Le poste est attribué pour trois ans et peut être prolongé deux fois, sous conditions.

Pour une quotité pleine, il vaut 7 164 € par an, que le poste relève de la Jeunesse et éducation populaire, de la Politique de la ville ou de la Cohésion sociale. Un poste à 50 % ou moins compte pour une demi-unité. Un temps plein compte pour une unité double. Ces règles sont rappelées par l’académie de Lille.

L’association finance durablement le reste du salaire, avec d’autres financeurs si besoin. Ce n’est pas un emploi aidé : c’est une aide au projet de l’association.

Ce qui ne se cumule pas

Pour un même salarié, le poste Fonjep ne se cumule pas avec :

  • un contrat en alternance ;
  • un parcours emploi compétences, ou PEC ;
  • un poste d’adulte-relais ;
  • un emploi franc ;
  • une aide à l’embauche en PME ;
  • l’aide à l’emploi sportif de l’Agence nationale du sport, présentée sur la fiche aide à l’emploi de l’Agence nationale du sport.

Il peut en revanche se cumuler avec des aides à l’emploi des collectivités. Les indépendants et les autoentrepreneurs ne sont pas éligibles.

Comment l’aide est versée

L’aide arrive chaque trimestre, par avance. Le Fonjep vérifie que l’emploi existe : nom du salarié, fiche de paie. Si le poste reste vacant, une absence de deux mois au plus est tolérée.

Qui peut obtenir un poste Fonjep, et à qui le demander

Il existe trois familles de postes. Chacune a ses critères, fixés par l’État. Rien ne garantit l’obtention d’un poste : les services de l’État décident au cas par cas.

Jeunesse et éducation populaire : l’agrément JEP d’abord

Ces postes sont réservés aux associations qui ont l’agrément JEP, pour Jeunesse et éducation populaire. Cet agrément peut être local ou national. Il suppose notamment que l’association soit déclarée depuis au moins trois ans et qu’elle agisse dans l’éducation populaire et la jeunesse. Les critères sont sur associations.gouv.fr. La fiche sur le pass Sport parle aussi de cet agrément, pour un autre usage.

Cohésion sociale : centres sociaux et foyers

Ces postes vont aux foyers de jeunes travailleurs autorisés par le préfet, aux centres sociaux agréés par la Caf et aux espaces de vie sociale agréés par la Caf. Ces derniers ne comptent qu’en zone rurale. Pour voir comment un centre social peut monter une action, lisez la page sur une action vélo avec un centre social.

Politique de la ville : les quartiers prioritaires

Ces postes s’adressent aux associations implantées dans un quartier prioritaire, ou dont le projet vise ses habitants. Un quartier prioritaire s’appelle aussi QPV, pour quartier prioritaire de la politique de la ville.

Les services de l’État donnent la priorité, sans l’exiger à chaque fois, à plusieurs profils : les associations de moins de 5 salariés, celles implantées dans le quartier, celles qui servent les priorités du contrat de ville, les associations récemment constituées et celles qui portent un projet nouveau.

La demande se fait en ligne sur Dauphin, le portail de l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Le poste ne sert pas à cofinancer la direction d’un équipement. Il finance des actions pour les publics.

Pour le cadre général, voyez les guichets de la politique de la ville pour une action vélo et le contrat de ville Quartiers 2030.

À qui s’adresser

Seuls les financeurs fixent les critères et attribuent les postes. Selon la page « En pratique » du Fonjep, on se renseigne auprès de deux familles de services :

  • pour la jeunesse et l’éducation populaire, le service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES), ou la délégation régionale académique (DRAJES) ;
  • pour la politique de la ville, les services de l’État chargés de la ville, soit la DREETS ou la préfecture de région.

Mieux vaut interroger directement ces services.

Selon le Fonjep, 8 642 postes étaient en activité en 2025, dans 5 244 associations en France. L’Île-de-France en comptait 1 781.

Pour monter une demande de subvention, suivez les étapes d’une demande de subvention pour une action vélo.

Service civique ou poste Fonjep : lequel pour votre structure ?

Les deux outils ne répondent pas au même besoin. Le service civique ajoute un jeune à l’équipe pour un temps limité. Le poste Fonjep aide à garder un salarié qualifié sur la durée.

Service civique Poste Fonjep
Qui est concerné ? Un volontaire indemnisé Un salarié de l’association
Qui peut en bénéficier ? Une structure titulaire de l’agrément, ou une petite structure par intermédiation : association, collectivité, organisme HLM Une association seulement
Qui décide ? L’Agence du service civique, ou le préfet pour l’agrément Les services de l’État
Ce que la structure apporte Un tuteur, de la formation, une part de l’indemnité Le financement du reste du salaire

Un volontaire ne remplace pas un salarié, et un poste Fonjep ne fait pas d’une association un organisme agréé. Pour une action vélo, un encadrant qualifié reste nécessaire dans les deux cas.

Si vous visez un public de jeunes, la page sur le vélo pour les jeunes de 11 à 25 ans donne des repères sur ce public. Vous pouvez aussi regarder du côté des missions locales et de l’insertion, qui travaillent avec des jeunes en parcours d’emploi. Et si vous hésitez entre un volontaire et un bénévole, retenez cette différence : le volontaire a un contrat, une indemnité et un tuteur.

Ce que Vélo Passerelle peut proposer

Vélo Passerelle est une association loi 1901 de Romainville, créée en juin 2026. Elle est membre du réseau FUB depuis 2026, ce qui n’est ni un label ni un agrément. Son objet, publié au Journal officiel, prévoit de « nouer des partenariats avec les écoles, collectivités, bailleurs et acteurs sociaux du territoire ».

Une structure qui accueille un volontaire ou qui emploie un salarié peut confier à l’association une action vélo, sur devis. L’association se déplace, depuis Romainville, sans local. L’action est encadrée par un adulte titulaire du CQP Animateur de mobilité à vélo (RNCP40916) et d’une carte professionnelle d’éducateur sportif. Le CQP n’est pas un diplôme d’État.

Le volontaire de la structure peut participer à l’action. L’encadrement reste au titulaire du CQP. L’association n’accueille pas de volontaire et n’emploie pas de salarié : elle intervient comme prestataire.

Les autres aides pour financer une action vélo sont regroupées sur la page les autres aides pour financer une action vélo. Pour parler de votre projet, vous pouvez demander un devis à l’association.

Informations vérifiées le 14 octobre 2026.

Questions fréquentes

Un volontaire en service civique peut-il encadrer seul une action vélo ?

Non. Sa mission aide l’équipe, elle ne prend la place ni d’un emploi ni de l’encadrant. Pour une action vélo, l’encadrement reste confié à un professionnel qualifié. Le volontaire peut accueillir, orienter, aider à installer et à ranger, sous le regard de son tuteur.

Combien coûte un volontaire à une association ?

La structure d’accueil verse 114,85 € par mois au volontaire, en plus de la part de l’État. Côté aides, l’organisme sans but lucratif qui a l’agrément touche 100 € par mois pour le tutorat. Il faut aussi prévoir le temps du tuteur, qui est le vrai coût de l’accueil.

Une petite association sans agrément peut-elle accueillir un volontaire ?

Oui, par l’intermédiation. Un organisme agréé et autorisé met le volontaire à sa disposition, avec une convention à trois signataires. La liste de ces organismes est publiée sur le site de l’Agence du service civique.

Une collectivité ou un bailleur social peut-il accueillir un volontaire ?

Oui, à condition d’être agréé. Les personnes morales de droit public et les organismes HLM font partie de ceux qui peuvent l’être. Sans agrément propre, l’intermédiation reste possible.

Une association créée récemment peut-elle être agréée ?

L’agrément en propre demande une durée minimale d’existence, sauf dérogation de l’Agence. En attendant, l’intermédiation permet d’accueillir un volontaire sans agrément. Chaque cas est jugé par l’Agence ou par le préfet : rien n’est acquis d’avance.

Un poste Fonjep finance-t-il tout le salaire ?

Non. C’est une aide partielle. L’association employeuse finance le reste, au besoin avec d’autres financeurs, comme des collectivités. Ce n’est pas un emploi aidé : l’aide soutient le projet de l’association.

Une collectivité peut-elle recevoir un poste Fonjep ?

Non. Seules les associations peuvent recevoir cette subvention. Une collectivité peut en revanche aider l’association à payer le reste du salaire, car ces aides peuvent s’additionner au poste Fonjep.

À qui demander un poste Fonjep ?

Au service de l’État compétent. Pour la jeunesse et l’éducation populaire, ce sont le SDJES ou la DRAJES. Pour la politique de la ville, ce sont les services de l’État chargés de la ville, avec le portail Dauphin. Ces services fixent les critères et le calendrier, et décident.

Sources

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